vendredi 8 juillet 2011

Mon stage de médecine générale

                                            Sacoche de visite pour les médecins, mstcweb

Non non non, je ne suis pas mort rassurez-vous !

Il est vrai que le précédent article date du 29 avril, ce qui fait un trou de près de 2 mois 1/2... il faut donc que je me fasse pardonner. Pour ma défense, j'ai quand même pas mal été occupé. En mai bien évidemment, ce sont les révisions pour les fameux examens décalés au dernier moment qui m'ont empêché de publier ici. Et puis en juin, j'ai commencé mon nouveau et dernier stage de l'année, celui en médecine générale. A savoir (parce que souvent les gens ne comprennent pas bien quand je dis ça), dans un cabinet de médecine générale, chez un généraliste, chez votre médecin quoi !

vendredi 29 avril 2011

Ils nous font chier

                                                   Black Ass, Mr Memphis1982

Encore une perle de nos têtes bien pensantes.

Encore une preuve que l'étudiant n'est toujours pas placé au centre de la réflexion sur la qualité de l'enseignement et celle de l'organisation des études. Encore une preuve que nous sommes considérés comme des sous-merdes dans la nébuleuse universitaire, quand bien même nous en sommes les premiers intéressés.

Encore des baffes qui se perdent.

Comme des envies de meurtre parfois...

vendredi 15 avril 2011

Véronique

                                                                            Kidney, Iheartguts

Véronique a tout juste 50 ans. D'une famille modeste, elle est cadre formatrice en école d'infirmières. Aujourd'hui, elle vient aux urgences, parce que depuis hier ça ne va pas. Elle n'a plus de souffle, et à cause de ça elle n'a pas dormi la nuit précédente. Véronique, elle peut vous expliquer dans tous les détails ce qu'il lui arrive, d'ailleurs quand elle se présente à l'entrée des urgences, elle vous donne d'emblée le diagnostic. Elle connait tout son traitement par coeur, à quoi il sert, et peut vous expliquer toutes les dernières modifications qui ont été faites. D'ailleurs, médicaments sont rangés dans une petite boîte à biscuit, parce que c'est ce qu'elle a trouvé de plus pratique pour les transporter.

Quand elle parle, elle le fait lentement, en reprenant son souffle tous les 4-5 mots. Pour que l'on comprenne ce qui lui arrive, elle reprend son histoire depuis le début. Jusqu'à l'année dernière, tout allait bien. Heureuse épouse, maman de deux enfants de 22 et 15 ans, épanouie dans son travail, la vie suivait son cours, tranquillement. Jusqu'à ce jour de septembre où le diagnostic est tombé

Le fameux et tant redouté cancer.

mercredi 30 mars 2011

Il est né le divin enfant

                                                         Accouchement, Timo Nurmi

Deux articles en une semaine, je vous gâte ! Mais ne vous y habituez pas trop quand même...

Hier donc avait lieu ma première vraie expérience de gynécologie/obstétrique, grâce à une petite garde sympathique de vendredi soir. C'est avec un peu d'appréhension que je rentrai dans le bâtiment dédié à cette curieuse spécialité. Appréhension quelque peu liée aux "on-dit" circulant qui mentionnait notamment les difficultés relationnelles éprouvées avec les sages-femmes, mais surtout liée à cette nouvelle expérience qui m'attendait. Au passage, si je n'ai pas eu de vrai rapport avec les sages-femmes, les étudiantes sages-femmes étaient elles très accueillantes avec moi, petit étranger perdu dans ce monde jusqu'alors inconnu de la médecine.

Une fois en tenue de combat, l'interne m'emmène directement en salle de travail, ou une femme patientait plutôt tranquillement entourée de son mari et de quelques étudiantes. J'apprendrai plus tard que cette dame était là depuis 9h le matin, à attendre que le col se dilate et que bébé s'engage. Je me joins donc à cette attente, qui durera finalement 4 heures à partir de mon arrivée.

mardi 22 mars 2011

Duo de gardes au SMUR

                                                             Parano ?, B N C T O N Y

Je ne pensais pas raconter ces deux gardes consécutives au SMUR de la semaine dernière, étant plutôt pauvres en sorties. Et puis finalement, je me suis dit que ça faisait vraiment longtemps que je n'avais pas publié d'article, et que de toute façon, l'idée initiale était de partager ma vie d'étudiant en médecine. Donc même s'il n'y a pas eu d'accident de train ou de méga-carambolage-de-la-mort, voici le récit de 27 heures (et non 127...) passées au Samu, à attendre que le devoir appelle.

Et il ne tarde pas.